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Burkina - CR du voyage Fevrier 2010
te à laquelle il nous attendait avec 15 personnes à l'aéroport ; mais nous l'avons raté, Hubert de chez Catherine,la pension ou nous logerons par intermittence pendant tout notre séjour,étant venu nous chercher en «ambulance». Nous nous confondons en excuses. Notre voyage commençe par un petit loupé mais nous comptons bien nous rattraper!! Notre voyage vers BAGRE se déroule en car avec la société STMB ,une des nombreuses compagnies que l'on trouve à OUAGA: 5000 FRS CFA aller retour. Petit car à l'aller,les uns sur les autres , les sacs à dos au milieu.Nous sommes dans le bain. Trois heures trente plus loin et trois litres d'eau en moins, nous arrivons à TENKODOGO d'ou l'on doit venir nous chercher pour BAGRE, soit en mobylette, soit en voiture.......et c'est une très belle voiture qui arrive,conduite par le directeur du lycée de BAGRE en personne. Nous faisons alors la connaissance de celui qui sera notre hôte pendant quatre jours, Anatole GOUBA, champion de marathon du Burkina, président de GUINKOUMA au niveau local, un être fort chaleureux et dynamique; direction le village tant attendu ou sa femme Joyce nous attend; Adama et Anatole nous suivent en mobylette. Et là aussi, acceuil extrêmement gentil par la famille qui se plie en quatre pour se rendre agréable. Nous commençons à serrer beaucoup de mains qui appartiennent à une partie des membres de l'association (ils sont onze); mais nous ne les verrons pas tous car occupés par l'arrivée du président du BURKINA ,venu chercher des voix au fin fond de son pays.Pendant 4 jours, nous verrons défiler devant nos yeux ébahis plétores de signes extérieurs de richesse, voitures officielles, militaires, cars bondés de jeunes......contraste révoltant devant la pauvreté du lieu!! Mais revenons à notre arrivée : il est 16 heures, nous sommes installés chez Joyce et Anatole dans deux cases équipées de matelas dont une vient d'être montée en hâte avant notre arrivée; mais nous sommes tous les quatre sur le même lieu et l'avenir nous dira que c'est extrêmement important pour ne pas perdre de temps. Nous décidons d'aller, pour notre première visite, à la maison des femmes, juste en face de chez nos hôtes. Et là, nous arrivons à un moment crucial de la vie de cette maison : les femmes ont décidé de fabriquer des savons et du schampoing naturels au beurre de karité pour les vendre ensuite sur les marchés. Nous sommes acceuillis avec joie et elles nous montrent leur savoir faire tout neuf. Nous leur demandons les bénéfices qu'elles comptent tirer de leur travail: une planche de 45 savons va rapporter 6000 FRS CFA, aprés avoir déduits le côut du matériel 1500 FRS CFA et le salaire des 15 femmes 3750 FRS CFA. Un savon sera vendu 250 FRS CFA . Mais elles manquent cruellement de moules à savon: nous leur promettons de leur en envoyer!! Et ensuite, pourquoi pas un projet d'export de ces savons vers la France?? A réflèchir...... Il est 18 heures: c'est le marché à BAGRE. Nous y trouvons de très beaux pagnes, originaux.Nous comptons faire travailler la petite couturiére du coin.Les prix sont plus que raisonnables. A 19 heures, Anatole et Adama sont arrivés en mobylette avec les membres de l'association qui conduisent ces dernières.Nous serrons encore beaucoup de mains et sommes un peu perdus parmi tous les pénoms évoqués: nous nous y retrouverons qu'à la fin du séjour. Une causerie s'instaure concernant les cadeaux apportés de France pour les enfants.Nous apprenons que nous ne verrons pas l'école, le collège et le lycée, les bâtiments étant réquisitionnés pendant une semaine pour loger les invités du président . Génial!! Concernant les peintures, elles sont confiées à Adama qui les donnera à l'école primaire. Anatole suggère qu'un spécialiste vienne apprendre à peindre aux enfants. Ces derniers feront des dessins qui seront montrés au prochain voyage. Une partie des crayons sera donnée à l'école ainsi qu'un ballon de foot. Pendant la soirée, nous apprenons que les enfants ne mangent pas bien à la cantine : discussion avec Rémy de la mise en place d'un goutte à goutte dans le jardin dérrière l'école!! Remise des cadeaux de France à la famille GOUBA. Mercredi 03/02 Réveil à 7 heures. La couturière doit passer pour les habits. Petit déjeuner. A 9 heures, premier cadeau d'une longue série : Seydou, un riziculteur membre de l'association, nous apporte 2 sacs de riz de 25 kgs. Nous lui offrons un pot de tapenade. A 9h30, Adama arrive. Anatole fait gôuter sa tapenade à tout le monde.C'est un régal....A prévoir en quantité lors des prochains voyages..... 10 heures : départ en mobylette pour le dispensaire et la maternité de BAGRE centre. Nous constatons que les moustiquaires de la maternité sont en place et très utiles; il en manque pourtant une dans la salle d'attente; nous laisserons 10000 FRS CFA à Adama à la fin du séjour pour la poser très vite. Au dispensaire, il faudrait aussi en faire poser dans la salle des malades: 4 fenêtres et 1 porte.A discuter avec l'association en France. Au retour, le maire de BAGRE et toute une délégation nous attendent; des politesses sont échangées, mais ce dernier est très occupé par le président du BURKINA; nous ne le reverrons plus; puis, c'est le directeur du collège avec un professeur de sport qui nous rendent visite: remise de stylos et d'un deuxième ballon. Repas. Repos jusqu'à 15 heures. 15H30 : redépart en mobylette vers le village de GUINGALE , quartier de BAGRE.Là aussi, nous sommes effarés par l'extrème pauvreté et gentillesse des habitants. Des danses traditionnelles nous attendent. Nous nous présentons officiellement devant le chef du village et l'assemblée. Celui ci nous exprime ses doléances: pas de pompe à eau pour le dispensaire, il faudrait 200000 FRS CFA représentant 10 pour cent d'apport, pour ensuite bénéficier de subventions de l'Etat; pas de puit pour les champs de culture (160000 FRS CFA); pas d'école(l'Etat enverra un enseignant si une école est construite);il manque une petite dalle pour que les enfants aillent à l'ecole en cas de pluie;les musiciens et danseurs du village ont besoin d'un micro......Nous décidons, en amateurs de musique que nous sommes, de nous cotiser à quatre pour le micro ( nous laisserons les fonds à Anatole avant de partir: 45000 FRS CFA) Pour le reste,nous promettons d'en parler à l'association tout en sachant que nous sommes dépassés par les évênements. Nous donnons ici le dernier ballon: il est reçu comme un précieux trésor.....nous nous sentons très petits...... Là aussi, on nous offre deux poulets avant d'enfourcher nos mobylettes pour le jardin ou se cultivent difficilement des choux, des oignons, des tomates....et pourtant, il ya de l'eau, en témoigne le figuier sauvage au beau milieu du terrain, mais pas de puit: à la place, des trous de terre qui se rebouchent quotidiennement ....et pourtant, il y a de la main d'oeuvre mais manque le nerf de la guerre: de l'argent pour un puit en béton de 2 mètres de diamètre et 10 métres de profondeur. Là aussi, on nous offre deux beaux choux que nous cuisineront chez Joyce le lendemain. Au retour, arrêt au dispensaire qui fait également office de maternité; et là nous constatons l'absence d'eau mais juste un gros bidon qui tient lieu de reservoir. Ici se cotoient les femmes enceintes, les bébés, les malades......pas vraiment légal tout ça. Les infirmiers sont courageux mais dépassés et les gens attendent beaucoup de nous!!!! Jeudi 04/02 Anatole est parti tôt ce matin à OUAGA pour une cérémonie, nous le retrouverons Vendredi ou Samedi car nous rentrons demain à 15 heures. Nous retournons à la maison des femmes. L'acceuil est extraordinaire, empli de chants et de danses traditionnels auxquels nous participons largement.Les femmes nous donnent des savons pour tous les membres de l'association; nous promettons de ne pas oublier les moules. Au retour, comme promis, nous préparons le repas et discutons ingrédients : Joyce aimerait beaucoup un livre de cuisine: nous promettons de lui en envoyer un. Nous causons avec Adama de l'organisation de nos séjours. Il semble que les groupes de 3 ou 4 personnes soient l'idéal pour des raisons d'organisation: transport, logement......Il semble également que loger les gens au même endroit soit la solution: chez Anatole, cela est idéal en attendant peut être, dans un futur plus ou moins proche, la construction d'un centre spécial pour l'association. Nous comprenons enfin l'organigrame de GUINKOUMA et le rôle central que tient Anatole dans tout ça: c'est lui le président de l'assoc sur BAGRE et c'est à lui en particulier qu'il faudra s'adresser dans l'avenir, lors de nos voyages sur le village. L'aprés midi, petite sieste et vers 15 heures, nos chauffeurs viennent nous chercher pour une aprés midi de folie. Dans un premier temps, visite du dispensaire et de la maternité de BAGRE chantier. Tout est à faire, surtout et encore les moustiquaires et l'eau qui coule de temps en temps. Les femmes qui accouchent cotoient celles qui ont déjà leur nouveau né; deux infirmiers et une sage femme se battent au quotidien contre leur manque de moyens. Ensuite, direction l'usine de riz de ZAKANE Kirga et ensuite celle de NAMANE Seydou deux de nos chauffeurs attitrés.Petit coucou à la dernière fille de Seydou, à la tête d'une tribu de 5 femmes et 20 enfants....les conditions de vie de tout ce petit monde sont très difficiles, nous le constatons sur place!! Nous continuons notre périple et rendons visite, dans son champs de magnoc, au père de Seydou. Il porte les lunettes de Marie. Lui a un puit en dur pour 160000 FRS CFA et sa vie en est facilitée. Son terrain est un havre de paix et l'eau de son puit nous apporte un peu de fraicheur!! En fin de journée, nous passons chez le père d'Oussman qui nous dit que son fils est à OUAGA depuis Lundi.Nous n'arriverons jamais à le rencontrer! Et nous terminons notre virée au maquis LA PYRAMIDE, assoiffés comme toujours: le lieu est à retenir car pas cher et sympathique. Retour chez Anatole et Joyce et dernière soirée emprunte de mélancolie..... Vendredi 05/02 Dernier jour à BAGRE.Le président ADAMA doit passer ce matin pour organiser notre départ. Nous préparons le don que nous devons faire à l'association GUINKOUMA . Devant un énième thé, nous remettons officiellement à ADAMA la somme de 80000 FRS CFA dont 10000 devront aller très vite à la moustiquaire, comme convenu. Pour le reste, c'est au président de décider en fonction des besoins du village. Joyce est le témoin de cet entretien et signe les papiers, comme nous tous. ADAMA nous annonçe que peut être, prochainement, ils auront un terrain pour construire un bâtiment pour l'association; il faudra alors les aider dans cette entreprise....mais nous savons à présent ce que veulent dire les« tout de suite , bientôt, dans cinq minutes... » en langage Aficain: ici, le temps ne s'écoule pas à la même vitesse qu'en Occident, le temps, ils en ont mais de l'argent,non!! Dernière discussion avec Joyce sur la condition féminine; pour elle, l'égalité n'existe pas encore mais nous sommes sur les pas du progrés!! Comme son intelligence et sa gaieté vont nous manquer!! Aprés 12h, aprés des adieux émouvants et mouillés, nous partons une dernière fois en mobylette vers le lieu ou nous devons prendre notre car. C'est la fin de quatre jours merveilleux, de rencontres émouvantes, enrichissantes et nous ne pensons qu'à une chose: revenir vite à BAGRE
Date de création : 05/03/2010 19:33 Réactions à cet article
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